J'aimerais m'inspirer de Charlie Chaplin et de ses films pour cette animation. Ses films en noir et blanc et l'exagération de ses mouvements lorsqu'il acte sont fascinant.
Le caractère le plus apparent de Charlot est celui d'une sorte de Pierrot lunaire, amoureux platonique de quelque Colombine Américaine, poursuivi par, les gros bandits, les gros méchants ( le contraste entre la fragilité physique de Chaplin et la musculature de ses adversaires est constant et remarquable ).
C'est un personnage assez misérable qui essaye de composer avec le monde hostile qui l'entoure , ses cambrioles ou ses trucs plus ou moins honnêtes. ( comme le fer à cheval placé dans le gant de boxe ou le coup de pied au derrière lancé dans un geste de danseur .../... ). C'est un conquérant, sûr de lui, dominant l'univers par l'idée qu'il s'en fait.
Il est aussi un personnage poétique, avec sa sensibilité et son lyrisme: Le Chaplin amoureux : - de l'aveugle dans City Lights - ou - de l'écuyère dans The Circus. C'est un personnage marginal, clown et dramaturge.
C'est surtout l'aspect triomphant et dominateur de Chaplin qui est remarquable. Quand il se bat, il gagne toujours ; les gros flics et les gros bandits n'ont qu'à bien se tenir : Chaplin est invincible ! Mieux encore, il triomphe du monde, de la société (dans Golf Rush, il finit milliardaire), du pire des dictateurs, dont il prend la place fortuitement.
Il est alors généreux pour les faibles, impitoyable pour ses adversaires vaincus. David triomphe de Goliath comme il le mime d'une manière éblouissante dans The Pilgrim.
Chaplin est un acrobate, un mime, un danseur, un comédien hors paire. Son art, essentiellement visuel, se passe totalement de la parole et des sous-titres. Il dira :
« Les Talkies ( films parlants ) vous pouvez dire que je les déteste ! Ils viennent gâcher l'art le plus ancien du monde, l'art de la pantomime. Ils anéantissent la grande beauté du silence ».
« Je ne crois pas que ma voix puisse ajouter à l'une de mes comédies. Au contraire, elle détruirait l'illusion que je veux créer, celle d'une petite silhouette symbolique de la drôlerie, non un personnage réel mais une idée humoristique, une abstraction comique ».
Modern Times, est le 1er film de Chaplin où l'on pourra entendre sa voix. En réalité, il s'agit encore pour l'essentiel d'un film muet. L'accompagnement musical, les éléments d'ambiance sonore, et de temps en temps la voix sévère du directeur dans laquelle travaille Chaplin ne sont que des éléments accessoires. Il y a cependant un moment où Chaplin va, sinon moins parler, du moins chanter. Mais, ce chant est lui même une sorte de pantomime. Les paroles de la chanson n'appartiennent à aucune langue ; ce sont des jeux verbaux dont la puissance évocatrice est aussi efficace que les mimiques gestuelles du grand comédien.
Chaque geste, chaque battement de paupière, chaque cabriole à une signification, s'intègre dans un développement rigoureux. Chaplin veut tout à la fois, faire rire, émouvoir et faire penser. Il y parvient à un génie que nul n'a jamais égalé, grâce en particulier, à son prodigieux talent d'acteur-danseur sur des morceaux célèbres comme le ballet avec les machines dans Modern Times, est une anthologie.
Il existe un dénominateur commun entre les décors, les choses et les êtres vivants qui entourent Charlie Chaplin.
1- Les décors
A quelques très rares exceptions près, ce sont des intérieurs ou des lieux bien délimités.
Le monde extérieur, la nature reste toujours ignoré ; il ne se trouve jamais confronté avec les près, les bois... Tout se passe comme si pour Chaplin, l'espace infini n'existait pas. Seul est perceptible, l'étendu égocentrique ; ce qui est en dehors de son champ de vision ou derrière son dos ( les manifestants dans Modern Times ) ne le touchent pas ; ils les ignorent.
Sa perception du monde extérieure peut ressembler à celle d'un nouveau né ou d'un schizophrène: elle est réduite mais concentrée; ce qui explique qu'il n'ait peur de rien ni de personne.
2- Les objets
La relation de Chaplin avec l'univers extérieure se réalise par l'intermédiaire d'objets particuliers ; le chapeau, la canne sont des prolongements du personnage.
Dans Charlot Policeman, il troque ses objets fétiches contre un casque et une matraque et il arpente « la rue tranquille » ( Easy Street ) dans laquelle se trouve un bec de gaz qui jouera un rôle capital ( un téléphone y est accroché... ). Les saucisses du charcutier qu'il traite comme des poignées de cuir auxquelles on se suspend dans un tramway ( Pay Day ), des accessoires ( une malle pleine de bouteilles d'alcool, une pièce de monnaie...).
Au lieu de voir se dérouler par ex le combat de l'homme et de la montagne, on aperçoit que de petits incidents : une pierre qui roule, un pied qui glisse...
Une prise de vue sur des objets peut résumer une action.
Dans Charlot Policeman, il troque ses objets fétiches contre un casque et une matraque et il arpente « la rue tranquille » ( Easy Street ) dans laquelle se trouve un bec de gaz qui jouera un rôle capital ( un téléphone y est accroché... ). Les saucisses du charcutier qu'il traite comme des poignées de cuir auxquelles on se suspend dans un tramway ( Pay Day ), des accessoires ( une malle pleine de bouteilles d'alcool, une pièce de monnaie...).
Au lieu de voir se dérouler par ex le combat de l'homme et de la montagne, on aperçoit que de petits incidents : une pierre qui roule, un pied qui glisse...
Une prise de vue sur des objets peut résumer une action.
3- Les personnages.
Les personnages qui entourent Chaplin constituent une étonnante galerie de portraits sur lesquels ont ne s'attarde jamais assez. Il ne s'agit pas de comparses, de faire valoir, mais d'êtres humains saisis dans leur rôle psychosocial, décrit avec humour et une férocité sans égal dans l'histoire du Cinéma.
Quand une silhouette traverse l'écran, ne serait ce que quelques secondes, dans un film de Chaplin, ce passage est toujours calculé, significatif, et à aucun moment, la silhouette n'est conventionnelle.
Toutes les classes de la société, toutes les catégories professionnelles et à l'intérieur de ces groupes, toutes les idéologies, tous les vices, tous les ridicules des humains sont cernés, catalogués, passés en revue par une caméra implacable.
Dans Modern Times, les compagnons de chaînes dans l'usine inhumaine sont présentés comme acceptant stupidement les impératifs de la Steel Compagny.
Peu de personnages trouvent grâce dans cette analyse sévère.
Chaplin le mal aimé part presque toujours seul, sur les routes de son éternel vagabondage, et l'on compte sur les doigts d'une main les fins heureuses effectivement, comme celle de Modern Times où il part la main dans la main, avec Paulette Goddart, sur la route du destin.
Quand une silhouette traverse l'écran, ne serait ce que quelques secondes, dans un film de Chaplin, ce passage est toujours calculé, significatif, et à aucun moment, la silhouette n'est conventionnelle.
Toutes les classes de la société, toutes les catégories professionnelles et à l'intérieur de ces groupes, toutes les idéologies, tous les vices, tous les ridicules des humains sont cernés, catalogués, passés en revue par une caméra implacable.
Dans Modern Times, les compagnons de chaînes dans l'usine inhumaine sont présentés comme acceptant stupidement les impératifs de la Steel Compagny.
Peu de personnages trouvent grâce dans cette analyse sévère.
Chaplin le mal aimé part presque toujours seul, sur les routes de son éternel vagabondage, et l'on compte sur les doigts d'une main les fins heureuses effectivement, comme celle de Modern Times où il part la main dans la main, avec Paulette Goddart, sur la route du destin.
Son personnage
Charlot n’est donc pas un instrument comique (comme Buster Keaton), c’est un être pensant qui réfléchit énormément aux choses qui l’entourent (peut-être trop d’ailleurs). Là où les gens ne voient dans un chapeau et une canne qu’un simple chapeau et une simple canne. Charlot, lui, voit bien plus que cela. Le chapeau devient un moyen, un outil de séduction pour lui. Il le fait rouler le long de son bras ou le fait se soulever dans les airs comme par magie, tout cela, pour séduire une charmante jeune femme assise sur un banc.
Dans le but de satisfaire ses besoins personnels (ou ceux d’une femme, ce qui revient au même), Charlot peut se mettre dans de périlleuses situations. Pour atteindre « la cerise », rien ne l’effraie.
Sans le sou, ses vêtements troués et ses manières de vauriens font hurler de rire les soldats du front pendant la Première Guerre mondiale ainsi que les petites gens.
On pouvait très largement voir poindre dans les premiers films de Charlot les premiers signes de ses obsessions idéologiques. En effet, les ennemis de Charlot sont toujours les mêmes : l’homme grand et costaud ou le riche bourgeois. Autrement dit, Charlot se bat contre qui ? Et bien, il se bat contre le fort, que sa force soit physique ou « sociale ». Le costaud l’écrase et l’évince grâce à la force de son poing et le riche grâce à la force de son rang. Ainsi, Charlot (et il en sera doublement aimé) se bat contre les différences (qu’elles soient sociales ou non). Il combat sa condition de petit bonhomme errant pour avoir le droit à un confort social : une femme et une maison.
Certes, il ne sait pas s’y prendre mais sa témérité est de fer, et il essaie toujours donc de faire preuve de ruse pour contourner l’obstacle physique ou social qui s’oppose à lui. Dans « Charlot patine » (The Rink - 1916), Charlot se voit en conflit (toujours pour une jeune femme) avec un « riche géant ». Il se trouve que la jeune femme aime patiner et c’est donc dans cet environnement que la conquête aura lieu. Le géant ne sait pas patiner, il ne fait donc que tomber, poussant les autres sur son passage. Charlot, lui, est plus qu’à l’aise. Les différences, les désavantages s’effacent donc. Charlot compense son handicap physique et social grâce à son aisance sur des patins à roulettes. Ainsi, il peut ridiculiser le grand costaud et impressionner la jeune demoiselle.
Mais dans les années 1917 et 1918 (où il travaille pour la First National), il lui arrive de revenir au burlesque « d’antan ». En effet, son personnage de Charlot étant clairement défini et accepté par le monde entier, il pouvait se permettre de prendre des libertés. Il lui arrivait alors par exemple de quitter Charlot pour jouer divers personnages. Notamment dans « Charlot fait une cure » (qui vaut mieux avec son titre originel The Cure), où Chaplin incarne un bourgeois accro à la bouteille. Ce qui charme dans ce court métrage, c’est le cynisme du personnage de Chaplin. Il semble absent au monde étranger. Il n’a que faire des autres, que faire des excuses. Il est riche, égoïste et saoul la plupart du temps. Un homme détestable. Et il est rare de voir Chaplin incarner des hommes fondamentalement antipathiques. Voilà pourquoi c’est un régal de l’observer se glisser dans la peau d’un méchant. Preuve qu’il est aussi un excellent acteur !
City Lights - Charlie Chaplin
Le dictateur - Charlie Chaplin
STYLE GRAPHIQUE
J'aimerais expérimenté un graphique simpliste, pas trop de détails, ce qui risque d'être ardu pour moi... Mais raison de plus de le faire. Il faut que j'essaie! J'aimerais un style graphique comme un peu ces exemples ci-bas mais en m'inspirant de l'époque de Charlie Chaplin et de ses films.
Dumb ways to die - Metro Trains Melbourne
Dumb ways to Valentine - Metro Trains Melbourne
Le deuxième lien, celui de USC IDENTITY, est plus pour l'évolution que pour le style. Lorsqu'un objet en devient un autre, ou un personnage change... La transition est intéressante.





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